Présents à la réunion, en fonction de la disposition :
Eric (echo),
D@vid (notre tsar),
Jérôme,
Laurent, un nouveau,
Raphael, un nouveau,
Arnaud,
Emmanuel,
Charles,
moi,
BooK,
Dam's,
Nicolas (Chuche),
Anne,
Guillaume,
Eric (glb),
« Mat »,
Rafael,
Philippe (Bl),
un nouveau dont je n'ai pas retenu le nom et qui m'a ensuite précisé s'appeler Olivier,
D@vid (la cravate),
et Stéphane
Ceux qui ont commandé un qr/(blue-cheese-|bacon-)?burger/
ont mangé un qr/(blue-cheese-|bacon-)?burger/, mais
pas forcément le mets exact qu'ils avaient commandé.
Les autres ont commandé et mangé un oeuf mayonnaise,
des moules marinières, une assiette auvergnate, une salade
du même coin, un pavé d'autruche, des spaghetti bolognese
ou carbonara, un poulet frit et une dame blanche.
Nous avons bu de la Beamish, de la Stout, de la Pécheresse,
de la Desperado et autres bières, une margarita et quelques
Orangina à la bouteille. À noter que Emmanuel avait demandé
une cinquante d'Orangina et que le serveur lui a soutenu
que cela ne se faisait pas et que cela ne s'était jamais
fait. Or, comme je le lui ai confirmé, Emmanuel a déjà
commandé et obtenu « une cinquante d'Orangina »
ou bien « une pinte d'Orangina ».
Le Monde en Tique vient de
donner à BooK le chèque de sponsoring promis et Philippe le
remet solennellement à D@vid.
BooK a brièvement présenté l'architecture des traitements
associés au site web de la conférence
Journées Perl 2004.
Il y a une classe d'objet dont dérive quatre autres classes,
pour les participants, les présentations, les paiements et je ne
sais plus quoi. Il y a également d'autres classes, pour générer
du SQL à la volée et le lien entre ces classes annexes et les
classes principales n'est pas vraiment orthodoxe.
D'autres personnes ont eu des surprises à l'inscription.
Arnaud, par exemple, croyait qu'il recevrait un messsage
de confirmation pour son inscription et que ce message
comporterait son mot de passe. Il n'a donc pas noté
ce mot de passe lorsqu'il était affiché sur l'écran de
confirmation du site web. Du coup, il a préféré s'inscrire
une deuxième fois. Charles, quant à lui, a commencé
par une inscription bidon avant la véritable inscription...
pour s'apercevoir qu'il n'avait pas la possibilité de
se désinscrire.
Philippe a parlé du logo des Mongueurs avec Philippe.
Il (Ph Bl) a fait remarquer qu'il fallait éviter
de le sortir en noir et blanc, parce que cela ferait
penser à un pingouin, alors que nous avons voulu
représenter un coq. Les deux Philippe ont discuté
des différentes combinaisons possibles et BooK a
proposé un logo en jaune et blanc (pour un fond noir).
J'ai fait remarquer que deux semaines plus tôt, il
avait proposé un logo noir-jaune-rouge, c'est-à-dire
aux couleurs de la Belgique ou de l'Allemagne et
que maintenant, c'est un logo aux couleurs du Vatican.
Juste avant de venir, j'ai lu mon courrier et j'ai constaté que
Philippe (Bl) avait relu l'article de BooK et moi sur les
goto
et il avait remarqué une erreur dans l'extrait de programme C qui
illustrait mon exemple d'automate. Je lui répond que cela fait
plusieurs années que je n'ai pas écrit puis compilé un programme C
pour faire autre chose que de dire bonjour (ça m'arrive de compiler
des modules Perl-XS ou des programmes C téléchargés d'un miroir
GNU). Et même pour dire bonjour, j'ai des problèmes, que j'ai déjà
racontés il y a deux ans.
BooK présente à Dam's (entre autres) les trois sortes de goto
en Perl. Il ne connaît aucun exemple où le goto calculé
a été utilisé. Quant au goto &sub, il l'utilisait
dans certains modules orientés objet où la routine AUTOLOAD définissait
des accesseurs à la volée. Maintenant, il préfère boucler sur les noms
d'accesseur à l'initialisation du module pour les définir.
L'avantage de cette méthode est que les accesseurs sont connus
par la méthode can de la classe UNIVERSAL.
formy$attr(qw( from date subject size folder source )){nostrict'refs';*$attr = sub{my$self = shift;@_ ? $self->{$attr} = shift:$self->{$attr};}}
Il a été question de la pseudo-classe SUPER. Elle ne
fonctionne pas comme on s'attend. On pourrait penser
que cette « classe » permet de remonter la hiérarchie
de classe de l'objet auquel elle est appliquée. En fait,
SUPER permet de remonter la hiérarchie du package
en cours.
[ J'ai jeté un coup d'oeil dans
perldoc perlobj
et j'ai constaté qu'il était clairement dit que la construction
SUPER n'a de sens qu'au sein de la classe en cause.
Ce n'est donc pas un bug, c'est un malentendu. ]
Sur la liste articles, une polémique était en cours à propos du
format de texte à utiliser. La polémique évoquait entre
autres le problèmes des blancs insécables précédant les
« : » en typographie française. Philippe (Bl)
proposait de ne pas se préoccuper des blancs insécables
pendant l'écriture du
POD
et d'adapter la moulinette
de conversion pod2html pour que celle-ci
remplace tous les qr(\s+:) par un blanc
insécable suivi d'un « : » dans la partie
texte et les laisse tels quels dans les parties de code.
Et tant pis pour les portions de code en ligne dans le
texte avec le marqueur C<>. En effet,
si le texte comporte un code du genre
C<sub prenom :lvalue {...}>, peu importe que le
« : » soit précédé par un blanc normal ou un
blanc insécable. Je fais remarquer que cela ne pose pas
de problème en Perl 5, les attributs étant très peu utilisés.
Avec Perl 6, en revanche, les attributs foisonnent.
Du coup, si une ligne du genre
C<sub prenom :lvalue :attr1 :attr2 :attr3 {...}>
comporte trop d'espaces insécables à la suite, il risque d'y avoir
des problèmes de mise en page. J'ai pensé notamment à
cet exemple provenant de
l'apocalypse 12 :
$handle = open $file, :chomp :encoding«guess» :ungzip or die "Oops";
Dam's demande à quoi servent les attributs et comment cela fonctionne.
Je répond que le seul attribut réellement utilisé est :lvalue
et qu'il permet d'imiter le comportement de la fonction
substr,
fonction qui permet de triturer une chaîne de caractères
en écrivant :
substr($chaine,$pos,$long) = 'toto';
Quant aux autres attributs, je ne sais pas à quoi ils peuvent servir.
Une affaire récente
a défrayé la chronique dans le monde Perl.
Un auteur de module avait prévu que l'exécution du
Makefile.PL établisse une connexion Internet
avec son site pour échanger je ne sais plus quelles
données exactement. Même si les informations échangées
étaient anodines, certains gourous de CPAN ont comparé
cela à un cheval de Troie. L'auteur du module a été
prié de revoir sa copie.
[ Ou bien était-ce de la publicité déguisée pour un
film sur le point de sortir ? ]
Quelqu'un explique dans les grandes lignes les traitements
effectués automatiquement pas le
serveur PAUSE
lors du chargement d'un module. Le serveur décompacte
l'archive pour en extraire le README. Puis il exécute
le Makefile.PL dans un espace alloué
par Safe.pm, pour détecter des problèmes
comme celui signalé ci-dessus. Toutefois, qu'il y
ait eu des problèmes ou pas, le module est envoyé
vers le répertoire CPAN de son auteur.
Pour savoir ce que les autres membres de la communauté
Perl pensent de tel ou tel module, il était question
de mettre en place un système de karma. Mais cela n'a
pas eu de succès semble-t-il. Il existe également
le site
CPAN ratings,
qui recueille les témoignages des utilisateurs du module
(à condition qu'ils prennent la peine de le rédiger et de
le soumettre au site). Cela permet au moins de savoir
que quelqu'un d'autre s'y est intéressé.
En Perl, les opérateurs logiques ont deux variantes pour des problèmes
de précédence. Par exemple, le « et » logique s'exprime
soit par and soit par &&.
Il paraît qu'il existe des règles pour savoir lequel il faut
utiliser. Il arrive à Rafael de les enfreindre, quitte à
mettre des parenthèses supplémentaires (rappelons que Rafael
travaille chez
Mandrake
sur urpmi).
Chaque fois que cela se produit, Pixel, dont le bureau fait
face à celui de Rafael, ne manque pas
de signaler à son vis-à-vis qui a choisi la mauvaise
version du « et ».
Cela nous a amené à parler de la
code police
et ensuite du module
ACME::CodePolice.
Ce module vérifie que vous utilisez bien le
pragma strict.
Si ce n'est pas le cas, le module supprime votre fichier du disque !
Il y a également le module
ACME::FreedomFighter,
qui teste l'existence de ACME::CodePolice pour l'effacer
le cas échéant.
Nicolas demande s'il existe quelque part une liste des modules ACME.
Je réponds qu'il y a la liste standard de CPAN. Nicolas n'a pas vu.
En fait, il existe deux listes de modules. Il y a la
liste des modules référencés,
mise à jour par Andreas Koenig et il y a la
liste générée automatiquement.
La première est triée en fonction d'une classification par thème,
tandis que la seconde est triée en fonction du premier élément du
nom de module. Elle permet donc de connaître la liste de tous les
modules en ACME::.
Un module qui ne figure pas dans la série ACME:: mais
qui le mériterait, c'est
Sex.pm
de Michael Schwern. Ce module permet de mélanger les API
(l'équivalent du génotype) de deux modules distincts.
Il vaut mieux l'utiliser dans un espace créé par Safe.pm.
C'est cela, le concept du safe sex !
Pour ceux qui ne lisent pas (ou pas régulièrement) les listes consacrées
à Perl 6, Stéphane signale que
Larry a récemment sorti deux
critiquesacerbes
contre Python, en déclarant
que la syntaxe de Python avait réussi à combiner les gourances de Lisp
avec celles de Fortran et en
expliquant
que l'indentation servait à faciliter la relecture par un humain,
pas par une machine.
Larry ne manque cependant pas de reconnaître qu'il existe de bonnes
idées dans les langages concurrents. Même, il les réutilise ou il
les adapte pour Perl. C'est ainsi qu'en
Ruby,
la visibilité des
variables est déterminée par leur sigil :
rien pour des variables lexicales, $ pour des variables
globales et @ pour les attributs d'objet. Dans
l'apocalypse 12,
nous avons vu apparaître des doubles sigils.
Le premier est le $@%& habituel de Perl 5 et antérieur,
le deuxième est inspiré de
Ruby
et permet de déterminer
s'il s'agit d'une donnée ou méthode publique, ou bien d'une donnée
ou méthode privée.
Nous avons évoqué la boîte à outils des one-liners
de Pixel (que j'ai déjà listée précédemment)
et notamment la fonction cat_ qui donne le contenu d'un
fichier, dans un scalaire ou dans un tableau, selon le contexte d'appel.
Il existe de nombreuses bandes dessinées sur le web, mais il n'y en a
que deux pour les informaticiens :
User Friendly
et Dilbert.
J'avoue que je ne lis quasiment jamais Dilbert. En revanche,
je lis User Friendly au moins une fois
par semaine. Nicolas, en revanche, lit User Friendly
environ une fois tous les six mois, lorsqu'il lui arrive d'avoir
une baisse de charge.
BooK nous signale une nouveauté exposée par Elaine Ashton sur
son site web.
Une boutique de vente en ligne propose des
pantoufles freudiennes.
Au lieu d'avoir la représentation
d'un lapin sur le dessus de la pantoufle, vous avez
la tête de Sigmund Freud !
BooK a découvert le
site des confluences de degrés
(traduction approximative). Le but de ce site est de visiter
tous les lieux pour lesquelles la longitude et la latitude
sont des nombres entiers. Les participants à cette entreprise
se déplacent jusqu'à un de ces points avec un récepteur GPS
et photographient ce récepteur affichant deux nombres avec
la partie décimale nulle. De plus, dans certains cas,
le participant raconte ses souvenirs, qui peuvent être
mouvementés.
BooK cherche des informations sur l'historique des expressions
régulières et des automates à états finis. Nous pensons immédiatement
au livre de Jeffrey Friedl,
mais cet ouvrage porte plutôt sur la technique
et l'utilisation que sur les concepts et l'historique.
Il y a également le livre du Dragon. À la fin de chaque
chapitre, il y a une page ou deux donnant l'historique
du sujet. Stéphane a beau nous avoir dit que ce
livre était complètement dépassé techniquement,
il permet tout de même à un débutant d'acquérir les
bases dans ce domaine.
Un peu plus tard, peut-être suite à la discussion sur POD,
nous avons tenté de retrouver l'historique de la création
de TEX. Il y a d'abord eu le volume 1 de
The Art of Computer Programming.
La mise en page ne correspondait pas du tout au standard
de qualité que Knuth souhaitait. Il a donc mis en hibernation
le volume 2 de TAOCP et il a écrit les
programmes suivants :
TEX,
le programme bien connu de composition typographique, écrit en WEB,
METAFONT, programme de génération de fontes, écrit lui aussi en WEB.
Une fois ceci effectué, il s'est remis à enseigner les mathématiques
et la programmation et, bien entendu, à publier. Parmi ses publications
on trouve :
le source de METAFONT, également mis en forme par WEB et TEX.
Dans le cadre de l'écriture de l'article sur les goto,
BooK s'est penché sur
Fortran
et il en a discuté avec Eric (Cholet).
Si BooK ne connaît que
Fortran 77
et les versions ultérieures,
Eric a déjà eu à se farcir du Fortran 66, à l'époque où les
noms de variable avaient deux lettres et pas plus. Cela dit,
je croyais quant à moi que les versions de Fortran antérieures
à la 77 n'étaient pas numérotées par une année, mais par un
numéro séquentiel, comme Fortran II et
Fortran IV.
Un point qui a surpris BooK, ce sont les numéros qui figurent
dans les colonnes 1 à 6. Ce sont des étiquettes, pas des numéros
de ligne et il n'y a donc absolument pas besoin de les écrire
en séquence croissante.
Damien (je crois) a évoqué sa nouvelle machine. Chaque soir,
un serveur effectue la sauvegarde du disque de cette machine.
Elle était installée depuis quelques semaines à peine
et la sauvegarde représentait déjà plus de cent Go !
Damien a manifesté son étonnement, il pensait qu'il y avait
tout au plus une douzaine de Go. En investiguant un peu plus,
Damien et l'administrateur se sont aperçus que la sauvegarde
portait sur le disque interne, plus les disques
réseau montés sous Samba.
Nicolas raconte une autre histoire de disques réseau et
de montage. Si j'ai bien compris et retenu ce qu'il a dit,
voici le problème. Sur une machine Unix, si l'on demande
de monter une ressource réseau et que cette ressource
est déjà montée, la commande mount sait
détecter cet état et comprend qu'il n'y a rien à faire.
La ressource n'est donc pas montée en double. Cela permet
de coder le mount dans la crontab, de
façon à se garantir contre les coupures de réseau.
Si le réseau a un problème, au bout de cinq minutes
cron lance un mount qui rétablit le
montage. Ça, c'est le fonctionnement théorique.
Ce que Nicolas a vu, c'est que lorsque l'on demande
la liste des ressources montées, les noms se terminent par
un slash et que dans la crontab,
le nom de la ressource ne comportent pas de slash en dernière
position. Du coup, mount ne comprenait pas que
la ressource était déjà montée et il la remontait.
Et ce, une fois toutes les cinq minutes.
Ensuite, lorsqu'il fallait éteindre la machine, la
procédure de shutdown passait en revue la table
des ressources montées et elle les démontait une à une.
L'extinction de l'ordinateur pouvait alors durer une demi-heure.
Nous avons parlé d'APL.
Brièvement tout d'abord, Charles
a rappelé que APL avait remplacé un autre langage,
Snobol.
Ensuite, il a évoqué les opérateurs qui s'appliquent à d'autres
opérateurs. L'exemple qui revient le plus souvent est
celui de la multiplication. L'opérateur normal de multiplication
(on dit plutôt « fonction dyadique », c'est-à-dire
fonction à deux arguments) permet de multiplier deux nombres :
2 × 3 donne 6
La multiplication peut également faire le produit membre à
membre de deux vecteurs ou de deux matrices dont les dimensions
sont compatibles. Par exemple :
Lorsque l'on applique l'opérateur o. à la fonction
dyadique ×, on obtient une nouvelle fonction
dyadique o.×, qui, lorsqu'on lui donne par exemple
un vecteur de longueur 3 et un vecteur de longueur 4
renvoie une matrice 3x4. Exemple, avec des longueurs 2 :
Il y a aussi l'opérateur ., qui s'applique à deux fonctions
dyadiques. Prenons par exemple + et ×. La fonction
dyadique correspondante, notée +.×, permet de combiner par
exemple deux matrices, à condition que le nombre de lignes de la
deuxième, que nous appelerons B soit égal au nombre de
colonnes de la première, A. Par exemple, on peut
multiplier une matrice 3x4 et une matrice 4x2. On multiplie
les coefficients de A par ceux de B
et on additionne les résultats intermédiaires. C'est
la multiplication de matrices à laquelle nous somme
habitués depuis le lycée. Exemple :
Utilisé sur deux vecteurs, cela donne le produit scalaire.
Le concept peut s'étendre à d'autres fonctions dyadiques
que + et ×. Voir des exemples dans
un bon livre ou un
bon tutoriel sur le sujet (comme Le Langage APL
de Bernard Legrand, éditions Masson,
qui réside sur mon étagère depuis deux décennies).
Le Jargon File comporte également un exemple à
l'entrée one-liners.
Une autre particularité d'APL est qu'il utilise un jeu de caractères
différent de l'ASCII. Par exemple, il utilise ÷ (deux
points avec un trait horizontal entre les deux, si votre navigateur
HTML n'arrive pas à l'afficher) pour la division. Il utilise également
le « quad » ⎕ (un rectangle tout
simple). Avec APL, on peut combiner ces deux caractères pour obtenir
un « domino » ⌹ (un double-un, en
l'occurrence), utilisé entre autres pour inverser les matrices
carrées. De même, il n'y a pas de point d'exclamation sur un
clavier APL. Pour ce faire, il n'y a qu'à combiner une apostrophe
et un point !
Il a été question de jeux vidéo. Damien nous a appris à cette
occasion qu'il pratiquait
Tribes 2.
Il s'agit
d'un jeu FPS (First Person Shooter). Parmi
les raffinements du jeu, j'ai retenu la possibilité de conduire
un véhicule. D'autre part, le jeu est équilibré, il n'y a pas
d'arme de destruction massive. Une compétition va avoir lieu
dans quelque temps et Damien s'entraîne pour cette compétition.
Quelqu'un fait la comparaison entre la carrure de Damien et
celle d'Arnaud, pour tenter de comparer les effets physiologiques
de la pratique de
Tribes 2
avec celle du judo.
Guillaume évoque un jeu plus ancien,
Dungeon Keeper.
Ce jeu est basé sur
Donjons & Dragons,
mais en prenant le
point de vue opposé. Dans un jeu de rôle normal, le joueur incarne un aventurier
qui s'introduit dans un donjon pour buter des monstres et
récupérer des trésors et des points d'expérience.
Dans ce jeu, le joueur contrôle les monstres, qui tentent de
s'opposer aux aventuriers et de préserver le trésor.
Pour ce faire, il faut avoir prévu le nécessaire dans
le donjon, y compris une salle de repos où les monstres
peuvent recouvrer des points de vie, une salle au trésor,
une salle de torture, et ainsi de suite. Si un monstre est
vraiment mal en point, on peut activer sa regénération
en lui donnant une série de claques, comme dans les films
hollywoodiens lorsqu'un personnage perd connaissance.
Guillaume évoque un autre jeu,
X-Pilot.
Ce jeu existe sur toutes les installations X-Window,
sous Linux, bien entendu, mais aussi sous Solaris, AIX et autres.
Selon Guillaume, c'est même l'un des tests à faire après
l'installation d'un serveur X-Window.
Lancer le jeu est une chose. Y jouer correctement est
beaucoup plus ardu. Quel bonheur la première étape que l'on
se fait descendre par un méchant ! Cela signifie
en effet que l'on est capable de piloter l'engin sans
se crasher dès les cinq premières secondes.
Damien évoque les jeux de rôle en ligne avec de très nombreux
participants (MMORPG ou Massive Multi-player On-line
Role-Playing Game). Il existe un problème fondamental avec
ces jeux, c'est que le jeu tourne 24 heures sur 24, mais que
les joueurs ne peuvent pas rester connectés tout le temps.
Si un joueur se déconnecte alors qu'il s'apprête à combattre
un monstre ou un autre personnage, lors de sa reconnexion
il sera au même endroit et dans la même position, mais son
adversaire risque d'avoir disparu, car le jeu a continué
entretemps.
Nicolas évoque de nouveau le personnage « attachant »
dont il a parlé
il y a deux mois.
Ce personnage a donné une conférence sur le cinéma de
science-fiction. La conférence a notamment expliqué
certains aspects méconnus des films de
Ridley Scott.
En effet, dans chacun de ses films,
Ridley Scott
case au moins une scène qui évoque le S-M. À première vue,
cele ne se remarque pas dans
Alien.
Pourtant, il y en a une, c'est celle où le
droïde-médecin
pète un plomb (au sens propre, cette fois-ci ?).
Le droïde s'attaque à Ripley, l'immobilise sur une
couchette, roule une revue et enfonce le tube ainsi
formé dans la bouche de Ripley.
L'équipier noir
arrive
alors et enfonce une tige métallique dans le dos
du droïde, ce qui fait jaillir un liquide blanc.
Cela se passe dans la pièce où se trouvent les
couchettes, pièce décorée avec quelques posters anodins.
Et si l'on fait quelques arrêts sur image, on s'aperçoit
que, pendant quelques dizièmes de secondes, les posters
sont beaucoup moins anodins. Quant à
Blade Runner,
l'une des deux répliquantes du film est l'archétype de
la femme agressive et dominatrice.
La discussion a dérivé vers Wonder Woman, qui se
retrouve fréquemment ligotée par son lasso. Nous en venons à discuter
des super-héros. Il paraît que Captain Marvel (pas
le Big Red Cheese publié par Fawcett, mais le
guerrier
Kree créé par Marvel Comics)
serait mort d'un cancer.
La discussion enchaîne sur l'ancienneté des super-héros.
Le premier super-héros à paraître dans les comics
est Superman, qui a commencé sa carrière en 1938. Mais
d'autres super-héros l'ont précédé, comme Mandrake le magicien
et le Phantome du Bengale.
Certains ont vu le film
Ong Bak.
Le scénario n'est pas trop compliqué à comprendre,
le film est quasiment entièrement consacré à des
poursuites et des combats. Il semblerait que
Kitano ait fait une apparition dans le film.
L'un des spectateurs pense avoir reconnu son expression
faciale, mais Kitano ne figure pas au générique du film.
Toujours à propos de cinéma, nous avons évoqué la façon
dont Hollywood conçoit l'intelligence artificielle.
Il y a eu
Tron
en 1982 (et non pas Troll
comme Charles a voulu nous faire croire). Il y a eu
Electric Dreams,
dans lequel un ordinateur acquiert l'intelligence parce que
son possesseur renverse du champagne sur le clavier.
En effet, tout le monde le sait, c'est dans le clavier
que se trouvent les composants essentiels de l'ordinateur,
ceux qui lui permettraient d'atteindre l'intelligence.
Une fois intelligent, l'ordinateur se rebelle contre son
maître et le chasse à travers l'appartement, en se servant
de tous les appareils électro-ménagers qui sont connectés
en réseau. L'homme se réfugie dans la salle de bain, le
seul endroit ne comportant aucun appareil dont l'ordinateur
puisse se servir. La caméra se tourne alors vers l'écran
de l'ordinateur, où l'on peut voir la porte fermée
de la salle de bains et un gros Pacman qui attend à la
porte.
À l'époque, l'idée était que si l'on réunit suffisamment
de neurones (ou l'équivalent électronique), on obtient
inévitablement une entité intelligente. Quelqu'un cite
une nouvelle où l'interconnexion des réseaux téléphoniques
et des satellites de télécommunication créait ainsi
une entité intelligente qui cherchait à contrôler la
planête. J'ai reconnu cette nouvelle, c'est
Dial F for Frankenstein
d'Arthur Clarke
(après avoir donné le titre erroné
Dial M for Mephisto...).
[ Le lien ci-dessus vous donne une version lisible de la nouvelle,
à condition de paginer un petit peu.
Ce n'est pas la version intégrale telle qu'elle figure dans le recueil
The Wind from the Sun, mais l'essentiel y est.
Si vous préférez le texte en blanc sur fond noir,
un autre site
vous donne le texte partiel de la nouvelle. ]
Il a été question également du
weblog de John B. Root
(attention : peut choquer certaines personnes).
Cette personne est un cinéaste qui considère que
le sexe sous un aspect positif, loin de toute perversion
et sans inhibition non plus sur l'aspect naturel du sexe.
Nicolas nous parle du marketing de la chaussure, dont il a
eu un aperçu dans un magazine consacré à ce domaine.
Les fabricants de chaussures réalisent des séries
très limitées, avec un prix en rapport. Ces séries
très limitées sont vendues dans trois magasins à Paris.
Il y a également des séries un peu moins limitées, dont le
prix est intermédiaire entre une paire d'une série limitée
et une paire tout public.
Les Japonais sont connus pour leurs arts martiaux :
sake,
sushi,
karaoke,
etc. BooK a reçu de la part d'un collègue une
vidéo montrant une variante de
l'Origami,
variante dont le but consiste à
plier des T-shirts
le plus rapidement possible. Ainsi, là où un Européen
met 14 secondes à plier un T-shirt, un Japonais
n'en mettra que 7. BooK a proposé à ce collègue
de faire un lightning-talk sur ce
sujet. Il commencerai par décrire la façon de plier un
T-shirt, durée une minute, puis on lui apporterait
une pile de T-shirts qu'il plierait pendant les
quatre minutes restantes. Le collègue ne semble pas chaud
pour cet exercice.
[ Il existe
une variante
pour les chemises à manches longues et les pulls. ]
Lors des réunions, les fumeurs arrivent à se retenir
d'allumer une cigarette pendant un certain temps,
mais il arrive un moment où ils craquent et
ils allument une cigarette. Même la statistique
citée par Charles, le fait que 40 000 morts
sont dues chaque année au tabac, n'arrive pas à les
dissuader. Tout espoir n'est cependant pas perdu.
En effet, lorsqu'Arnaud a dit : « Hé bien
moi, je n'aime pas le tabac. », il y a eu
un léger flottement. Lorsqu'il a promis ensuite :
« La prochaine fois, je reviendrai avec Frédéric
et lui non plus, il n'aime pas le tabac. »,
le flottement s'est transformé en hésitation prononcée.
Frédéric est un collègue judoka du même gabarit
qu'Arnaud. Nous l'avons vu lors de l'Assemblée Générale
Extraordinaire du 28 avril.
Tant qu'à amener des collègues judokas, Nicolas préfèrerait
qu'Arnaud fasse venir Annabelle, dont la photo est parue
dans un numéro récent de Libération. Toutefois, Arnaud
doute des chances de Nicolas auprès d'Annabelle.