Nous avons mangé des moules au curry avec des frites, des cheeseburgers,
blue pour les uns et quelconques pour les autres, des spaghetti bolognaise,
des poulets-frites, des salades, des mousses au chocolat, des tartes Tatin
et une tarte Grand-Papa. À noter qu'il n'y avait plus de glace à la vanille,
c'est pour cela que nous n'avons pas pris de dame blanche. Nous nous
sommes désaltérés avec de la Stout, de la Kriek, des Orangina avec un
nombre variable de pailles et une Margarita.
Nous avons parlé de sujets connexes à Perl,
d'informatique,
de cinéma
et de sujets divers.
Nous avons parlé d'Internet, mais cela recoupe en grande partie
les discussions sur le cinéma.
Ça y est, le site dynamique est ouvert et on peut se faire
enregistrer.
Il y a une compétition pour le nombre d'inscrits
entre les Français et les Britanniques. Les résultats sont
légèrements faussés par le fait que le pays par défaut est la France
et que par conséquent, si l'on ne fait pas attention à cette
information, on se retrouve catalogué comme un Français. C'est le
cas de trois personnes.
Certains ont chargé leur photo. Mais ce n'est pas toujours
ressemblant. La
photo de Guillaume,
par exemple, fait penser à un kangourou.
Certains inscrits ont fait des remarques, par exemple sur la civilité :
pourquoi seulement « Mr » et « Ms » ?
Il devrait y avoir également « Dr ».
Nous avons des problèmes avec les gros sponsors. Ils veulent bien
nous aider, mais pas nous donner des sous. Les « sponsors
moyens » veulent bien nous donner de l'argent, mais
aucune de leurs contributions ne couvre individuellement
la location d'une salle. Aurons-nous la possibilité de
baptiser les salles en fonction des sponsors ?
Prenons le cas de
Fotango,
la boîte où travaille Léon Brocard.
Ils souhaitent sponsoriser
YAPC::NA
et YAPC::EU.
C'est bien, mais
l'inconvénient est qu'ils sont obligés de couper la poire pécunière en
deux. Nous aurons donc 750 euros de Fotango, pas 1 500. Cela
dit, comme leur domaine d'activité est la photo numérique, ils nous
proposent de fournir le matériel pour réaliser des badges avec
photo. De plus, ils ne le récupèrent pas à la fin de la conférence, le
matériel fera partie des lots vendus par Greg McCarroll au profit de YAS. Compte
tenu de ces suppléments, ne serait-il pas justifié de baptiser quand
même une salle « Fotango » ? Mais dans ce cas, que dire
au Monde en Tique,
qui a donné la même somme mais à qui nous
avons dit qu'il n'y aurait pas de salle baptisée LMET ?
Lors de la réunion, nous avons bénéficié de la présence de
deux sponsors : Gilles de la société
Alixen
qui est venu apporter son chèque
et signer le contrat de sponsorisation et Richard qui
nous propose du matériel pour les connexions Wifi.
Sur la liste YEGT, les plus gros threads sont les moins
intéressants. J'évoque entre autres la discussion du 14 avril,
qui a donné lieu à 80 messages en un quart d'heure, suite à la
« discussion » entre deux serveurs de messagerie. Certains
participants à la réunion ont dit qu'ils en avaient reçu plus de
100. D'autres ont arrêté leur serveur de messagerie quand ils ont vu
ce qui arrivait.
Stéphane a profité de la présence de
Tim Bunce
pour lui
demander de faire un ou plusieurs talks.
Tim peut assurer un tutoriel sur son module
DBI,
ce qui doit faire une demi-journée en gros.
Il pourra également décrire le projet sur lequel il est en train
de travailler. Quant à savoir si cet exposé sera une sucess story
ou une horror story...
Philippe a l'intention de refaire le même lightning talk
que l'an dernier
à Munich.
Comme il en a fait deux, je lui demande
de quel talk il s'agit : celui qui se concluait par
« George sera à Bagdad avant moi » ? Non, il s'agit
de l'autre, décrivant les « Mongueurs de Perl ». Cela dit,
pour ceux qui n'étaient pas à Munich, Philippe reprend les
éléments essentiels de son intervention. Il existe un
site web
construit à partir d'une base de données géographiques et
listant les localités de chaque pays de la planète. Il n'est pas possible
de télécharger la base de données, il faut capturer les pages HTML
que fournit le serveur. De plus, le nombre de localités listées par une
page est limité à 200 et il n'y a pas de lien « suite de la liste ».
Il n'y a pas non plus de sélection « à partir de », tout au plus
une sélection « commence par ». Dans son exposé, Philippe
expliquait comment il avait reconstitué des requêtes « à partir de »
en enchaînant des requêtes « commençant par ». Il a testé son
programme sur le premier pays de la planète par ordre alphabétique, l'Afghanistan.
C'est pour cela que son exposé s'appelait : « Comment j'ai capturé
des milliers de villes d'Afghanistan en
quelques heures ». Compte tenu que l'assistance comportait
peu d'Américains et que ceux-ci sont plus cultivés et plus ouverts que la moyenne
de l'Amérique, Philippe s'était permis de conclure sur les menaces qui pesaient
sur l'Irak.
Comment avons-nous connu Perl ? Assez curieusement, un
certain nombre d'entre nous n'avons appris Perl parce que nous
avons été obligés d'adapter ou de maintenir un
programme écrit par quelqu'un d'autre. C'est le cas
d'Emmanuel et de BooK pendant leurs études, et c'est mon cas
également, sauf que le projet Perl sur lequel j'aurais été
affecté est tombé à l'eau. Également, mes études étaient loin
dans le passé.
Emmanuel raconte qu'il a commencé par le
livre du Lama.
Il l'a lu une première fois en sautant les
exercices, puis une deuxième fois avec, le tout en une soirée.
Résultat, il avait dépensé 200 F pour un livre qui ne lui
a servi que quelques heures. Le lendemain, il est allé acheter
un autre livre. Il a pris cette fois celui qui montrait une
panthère.
Il l'a lu en un quart d'heure, mais cette fois-ci
c'est parce qu'il a abandonné dès le premier chapitre. En effet,
comme l'indique le titre du livre, il s'agit de programmation
avancée et Emmanuel n'avait pas encore le niveau.
[ Emmanuel nous avait raconté
cela, mais ça fait du bien de rappeler cela de temps en temps. ]
D'autres sont venus à Perl parce que les outils à leur
disposition (sh, awk, sed, etc.) ne
leur convenait pas. C'est le cas de Stéphane : un de ses
collègues de Sun a lancé un jour un script shell comportant
une boucle. Pour incrémenter la variable, la boucle lançait
une instruction expr ; en d'autres termes,
le processus shell effectuait un fork() à chaque itération
pour le calcul. [ Pareil, Stéphane nous
avait déjà raconté cette anecdote]
Lorsqu'il a quitté sa première boîte pour fonder
Logilune,
Eric a gardé le contact avec ses anciens collègues. Un jour, l'un
d'eux, un Anglais, est venu lui rendre visite. Alors qu'Eric
était à côté de lui, le visiteur a commencé à taper un programme
dans un langage incompréhensible (pour Eric, à l'époque), avec
des $ et des @ partout. Après une brève période
de mépris et de dénigrement, Eric a fait jouer sa curiosité
et a cherché à comprendre ce que son ancien collègue avait fait.
Et c'est ainsi qu'il a découvert et apprécié Perl.
Guillaume est venu à Perl par le projet
PLEAC.
Ce projet consiste à prendre les exemples du
livre du Mouflon
et à les traduire dans divers langages
de programmation : Python, Ruby, C, etc. Comme Guillaume
connaît Java, il a été contacté par des membres du projet
(chez qui on retrouve de nombreuses personnes de Mandrake)
pour s'occuper de ce langage. Il a donc lu le Cookbook
pour écrire du Java et il a découvert Perl par ce biais.
Le cas le plus curieux est celui d'Eric (l'autre, le nouveau).
Son premier contact avec Perl a été le
Camel Code
d'Erudil.
Il a été époustouflé par la puissance du langage qui
permettait d'écrire
un tel programme
et il a cherché à en savoir
plus. C'est ainsi qu'il s'est mis à Perl. C'est rare que
l'obfuscation ait un tel effet, en général, c'est plutôt l'inverse qui
se produit.
Comme tout le monde, Guillaume apprécie la souplesse de Perl.
Mais il n'en est pas un inconditionnel, il y a des occasions
où il aurait préféré des vérifications à la
compilation même si cela nécessite des contraintes telles que le typage statique.
Il a dû récemment changer le nom d'une méthode dans un de ses programmes.
Tout s'est bien passé... jusqu'au jour où il a eu besoin
de lancer son programme avec les options de débuggage. Il s'est
aperçu à ce moment-là que le changement de nom n'avait pas
été effectué dans certaines de ces instructions de débuggage.
Il aurait aimé le savoir plus tôt, ce qui aurait été le cas
avec un langage tel que Java...
Toujours en comparant Perl et Java, Guillaume trouve qu'il
existe une taille critique à partir de laquelle Java reprend
l'avantage sur Perl. Quant à savoir quelle est cette taille
critique... D'autant plus que cette taille doit dépendre de
l'organisation du projet et de la qualité des participants.
À un autre moment de la soirée, Eric (C) a évoqué le module
Params::Validate
de Dave Rolsky.
Ce module permet à une fonction de vérifier le contenu des paramètres d'appel
qu'elle reçoit dans @_. Avec cela, il est possible
de travailler de façon disciplinée, mais contrairement
à certains langages (suivez mon regard), il s'agit d'une autodiscipline
librement consentie.
Sniper a demandé quels étaient les outils Perl permettant de générer
du HTML, en dehors du mastodonte
CGI.pm.
Réponse :
print !
Cela ne lui convient pas. Il cherche un outil
à cause d'un collègue qui risque d'être effrayé par des formules
aussi biscornues que <b> et </b>
et qui préfère sûrement écrire quelque chose dans le style
print$q->b($texte),$q->br;
À noter qu'en invoquant le module avec l'étiquette :standard,
on peut utiliser la syntaxe procédurale plutôt que la syntaxe OO,
ce qui fait gagner 4 caractères à chaque appel :
useCGIqw/:standard/;printb($texte),br;
Cela dit, il y a plusieurs possibilités, entre autres :
[ En fait, en écrivant ce compte-rendu, je m'aperçois que nous avons
répondu à contresens. Tous les modules cités imposent de connaître
la syntaxe HTML, avec les incantations <b> et </b>
qui font peur au collègue de Sniper. Peut-être que
HTML::Tree
lui conviendrait mieux... ]
Guillaume a eu un problème avec CGI::Pretty (que je n'ai
pas trouvé dans CPAN ; peut-être voulait-il dire
HTML::PrettyPrinter).
Il voulait analyser un fichier contenant 600 liens hypertexte.
Dans ce fichier HTML, tous les liens sont sur une seule ligne,
ce qui n'est pas commode à utiliser dans un éditeur de texte,
mais c'est du HTML parfaitement valide. Le module CGI::Pretty
permet de formatter le source HTML de façon qu'il soit lisible
par un humain. Mais le fonctionnement de ce module a été
mal conçu. Lorsqu'il y a plusieurs liens sur une même ligne
en entrée, la méthode traitant les liens s'appelle de façon récursive.
Dans le cas de Guillaume, avec 600 liens sur une même ligne,
on dépasse les limites autorisées et on obtient le message
Deep recursion on subroutine "%s"
Pour éviter le problème, il suffit d'exécuter :
local$^W = 0;
ou mieux, dans les versions récentes :
nowarnings"recursion";
juste avant d'appeler la fonction du module. Une meilleure
méthode serait peut-être de changer la fonction incriminée
en remplaçant la récursion par une itération...
En fait, je n'ai pas cherché suffisamment. le module CGI::Pretty
existe bien. Il fait partie de la distribution Perl depuis la version 5.6.0.
Stéphane a commencé à lire Advanced Compiler Design.
Il cherche à comprendre de quoi il est question lorsqu'il lit les
messages des diverses listes de Perl 6, d'autant plus qu'il est devenu
le relecteur-vérificateur des
comptes-rendus de Piers Cawley.
D'autre part, il s'occupe des talks pour YAPC::EU,
il est donc en relation suivie avec Dan Sugalski et avec Leopold Toetsch
qu'il cherche à faire venir. Il faut donc qu'il puisse discuter avec
eux en connaissance de cause.
Il nous a fait une présentation succinte de
Parrot,
la machine virtuelle qui servira pour de nombreux langages de
script, dont Perl 6. Il nous a fait cette présentation parce
qu'il est en train de rédiger un article sur ce sujet et qui
paraîtra dans
Linux Magazine,
mais aussi parce que quelqu'un
a posé la question de savoir s'il n'était pas pénalisant d'empiler
une couche (la machine virtuelle) entre le langage de haut niveau
et le processeur. Certes, il y a un effet sur les performances, mais
les membres de l'équipe ont bon espoir que cet impact sera négligeable.
Dan Sugalski a même parié qu'à l'horizon d'OSCON 2004, Parrot
pourra exécuter du code Python plus rapidement que la machine native
de Python. En fonction du résultat de ce pari, il entartera Guido van
Rossum ou il sera entarté par Guido.
Quelqu'un fait la remarque que paradoxalement, pour Java, il y a
plusieurs machines virtuelles pour un même langage, alors que pour Parrot,
il y a une machine virtuelle pour plusieurs langages.
À propos des canaux IRC, Eric (Cholet) a un avis qui rejoint
en grande partie mon opinion. Lorsque quelqu'un pose une question,
il est parfois nécessaire de fournir une réponse détaillée prenant
quatre lignes, parfois plus. Or il est impossible sur IRC d'écrire
plus de deux lignes sans être interrompu par l'intervention de
quelqu'un d'autre, surtout pour quelqu'un comme Eric ou comme moi,
qui voulons respecter un minimum de qualité dans l'expression française
comme dans le contenu technique de nos réponses.
Un autre problème se manifeste, tant sur les canaux IRC que les
groupes de nouvelles ou les mailing-lists. Des novices
s'imaginent tout savoir sur Perl et exposent leur opinion sur un
problème technique de façon péremptoire, sans prendre de recul et
sans imaginer qu'il puisse y avoir une autre possibilité.
Ou bien ils demandent de l'aide sur un point très précis de leur
problème, sans se rendre compte que l'erreur se trouve à un
niveau plus global (typiquement, ils demandent qu'on les aide
à débugguer une expression rationnelle pour un traitement
qui se prête très mal à une solution à base d'expression rationnelle).
BooK évoque l'époque où il posait des questions. Pour ne pas
tomber dans l'excès du novice qui pose sa question sur la liste
dès qu'il est bloqué, Philippe cherchait à décrire son problème
avec tous les détails nécessaires, tout en enlevant les détails
superflus, ainsi qu'à montrer qu'il a examiné les solutions de
rechange et pourquoi ces solutions de rechange ne conviennent pas.
Ce faisant, il arrivait souvent qu'il trouve la solution correcte
à son problème. Dans ce cas, il concluait son message en exposant
cette solution et il soumettait le tout, dans l'hypothèse où
quelqu'un d'autre serait confronté au même problème.
Nous avons tous entendu parler des
First Jeudis,
réunions de la communauté Linux organisées par
Linux-FR.
Il y a maintenant
aussi les First Vendredis. À l'origine de cette scission, se
trouve un groupe appelé « les moules ». Il s'agit de
quelques personnes qui passent l'essentiel de leurs journées à
discuter dans la chatbox de Linux-FR. Comme ils ne décollent
pas de cette chatbox, ils se sont comparés à des moules qui
passent leur vie accrochées à leur piquet. Lors d'une réunion des
First Jeudis, il y avait une centaine de participants, dont
une dizaines de « moules ». Les
10 « moules » faisaient autant de bruit que les
90 autres participants. Quelqu'un leur ayant demandé un peu de
calme, ils ont décidé de faire scission et de se réunir un autre jour.
Quelqu'un fait remarquer qu'un bon programme se répartit en 20 %
de traitements et 80 % de vérification des codes d'erreur.
Il paraît même que certains vérifient le code retour de printf(3)
pour s'assurer que l'impression n'a pas échoué à cause, par exemple, d'un
disque plein. À noter qu'en Perl, nous devrions écrire :
print"Hello world!"ordie$!;
En Java, les erreurs se gèrent au moyen de traitement d'exception,
c'est-à-dire de structures try throw catch, ce qui donne des
programmes lourds à lire et à écrire. Aussi conseille-t-on de ne pas
abuser du traitement d'exception.
Il y a eu une discussion technique sur l'ADSL, discussion que je ne
résumerai pas pour ne pas raconter de bêtises. Cette discussion
a enchaîné sur le téléchargement de films, puis sur l'intérêt
ou la nullité des différents films à l'affiche en ce moment ou
ces derniers mois. C'est ainsi que certains déconseillent
Fusion - Core,
Daredevil
ou Signs.
À propos de ce dernier film, les avis divergent sur l'origine des
crop circles.
Pour la majorité d'entre nous, il s'agit
de bobards montés par des scientifiques qui s'amusent à écraser les épis
de blé avec un rouleau de jardin. Pour Richard, il existe des cas où
cette explication ne s'applique pas. L'examen des épis écrasés montrerait
que la cassure ne serait pas causée par une action mécanique, mais plutôt
par l'utilisation de micro-ondes. Y aurait-il un rapport avec le
projet HAARP,
consistant à ioniser la haute atmosphère au
moyen de micro-ondes, dans le but d'obtenir une couche réfléchissant les
ondes radio et de faciliter ainsi les télécommunications ?
Nous avons également évoqué les films en images de synthèse,
c'est-à-dire
Shrek,
Monster & Co
et L'Âge de Glace.
Si Shrek nous a plu, avec son humour au second degré, nous
avons en général trouvé les deux autres moins intéressants, car
trop linéaires et trop prévisibles. Il faut dire que ces deux films
étaient destinés à un public un peu plus enfantin.
Final Fantasy
a été mentionné en passant mais sans que la conversation s'y attache.
Nous avons parlé aussi des films d'animation japonais :
Princesse Mononoké,
le Voyage de Chihiro
et Laputa
(ou le Château dans les Nuages). Faute de connaître
ces films, je n'ai pas retenu les détails de la discussion.
[ Une question qui m'est venue après coup : est-ce une
coïncidence si le Château dans les Nuages porte le même nom que
la ville volante des
Voyages de Gulliver ? ]
S'il y a un consensus sur le manque d'intérêt du film
Daredevil,
les avis sont un peu plus partagés sur
Spiderman.
Philippe trouve que le film respecte l'esprit de la B.D.
même si les deux personnages féminins (Mary-Jane et
Gwendoline) n'en font plus qu'un dans le film.
BooK évoque un film parodie d'arts martiaux. Il y a un passage
intéressant où l'on voit une vache pratiquer le kung-fu. À part
cela, rien d'intéressant. D'autre part, ce film comporte des passages repris
de films plus anciens avec les mêmes acteurs. Du coup, il existe
des scènes patchwork dans ce style :
un premier personnage annonce : « Je suis un grand magicien ! »
(scène de collage tournée pour l'occasion),
la caméra passe sur un autre personnage, vêtu d'une veste rouge (reprise d'un film ancien),
plan sur le « magicien »,
plan sur l'autre personnage, vêtu cette fois-ci d'une veste verte (plan
repris d'un autre film ancien).
Ces artifices de collage consistant à donner une justification aux plans
repris d'anciens films me rappellent
Les Cadavres ne portent pas de costards.
Ce film a été tourné en 1982 mais il comporte de nombreuses
scènes tirées de films noirs des années 40 et 50, avec entre autres
Cary Grant,
Humphrey Bogart
et Burt Lancaster.
Je me souviens également d'une
conversation avec des collègues de travail en 1993. Pendant cette discussion,
une de mes collègues avait dit : « C'est un vieux film, puisqu'il
y a Humphrey Bogart ! »
Pour rester dans la droite ligne des rééditions à tout-va, les
Monty Python
ont ressorti
Sacré Graal
en version longue il y a quelques mois.
Mais nous ne sommes pas d'accord sur la durée de l'allongement, cela
représente 1 seconde pour les uns, 24 pour les autres.
Les Monty Python ont donc rajouté une séquence où l'on voit quelqu'un
tenir un panneau portant l'inscription : « séquence supplémentaire ».
Point. On ne voit rien d'autre. Mais au moins, on a vu la séquence
supplémentaire.
L'un des Monty Python,
Terry Gilliam,
sort de temps en temps un film
au cinéma. Nous sommes quelques uns (Nicolas, Guillaume, moi, peut-être
d'autres) à attendre
son prochain film.
Il aurait en effet obtenu les droits pour adapter à l'écran
Good Omens
(« de Bons Présages »
en français), un roman de
Terry Pratchett
et de Neil Gaiman.
[ En dehors
de la série du
Monde-Disque,
Terry Pratchett a écrit une dizaine de romans.
J'estime que Good Omens est le meilleur d'entre eux,
meilleur même qu'un certain
nombre du Monde-Disque. En revanche, je ne peux comparer Good Omens
au reste de l'oeuvre de Neil Gaiman, car je n'ai lu de lui que
Don't Panic, un recueil d'éléments biographiques sur
Douglas Adams. En revanche, Emmanuel m'a communiqué les éléments suivants
pour compléter votre culture générale : ]
Gaiman
est un auteur de BD (entre autres). Il est surtout connu
pour les séries de comics Miracleman
et Sandman, la dernière étant
l'une des meilleures séries comics de tous les temps. Il a écrit
un nombre assez impressionant de comics pour lesquels il a reçu
tout un tas de récompenses.
Il est le premier auteur à avoir gagné un trophée littéraire pour
une bande dessinée (le World Fantasy Award en 1991) pour Sandman #19),
juste avant qu'Art Spigleman ne gagne le prix Pulitzer pour Maus.
Wizard (un magazine discutant de comics) a fait, il y a quelque temps,
une liste des 40 meilleures histoires comics produites. Sur les 40,
5 ont été écrites par Neil Gaiman (c'est l'auteur qui revient le plus
souvent).
Il a aussi écrit des livres,
des émissions de radio mais aussi des livres pour enfants, des séries
télé (Neverwhere) et pleins d'autres choses...
Il écrit actuellement 1602 pour Marvel Comics, qui devrait sortir
bientot.
Il paraît que le roman de Georges Perec, « la
Disparition », a été traduit en espagnol (el
Sequestro). Le traducteur a respecté la contrainte de base,
compte tenu du fait que la lettre la plus fréquente en espagnol est le
« a ». Il a également respecté toutes les autres
contraintes, moins visibles : il y a 25 chapitres numérotés
de 1 à 4 et de 6 à 26, on peut trouver des énumérations de
26 éléments dans lesquelles manque le cinquième, et ainsi de
suite. Dans la version française, on trouvait les paraphrases de
divers poêmes connus de la littérature française, dont
« Voyelles » de Rimbaud, devenu
« Vocalisations ». Nul doute que le traducteur
espagnol a repris et adapté des classiques espagnols pour les
besoins du livre, mais qu'a-t-il fait pour le cas particulier
de « Voyelles » ?
Nicolas (?) évoque un ouvrage écrit en collaboration par un ancien
des Monty Python et par Douglas Adams. Je précise qu'il s'agit plus
exactement d'un roman écrit par Terry Jones, basé sur un jeu vidéo
écrit par Douglas Adams. Le roman est distrayant, sans plus. Douglas
Adams, tout comme les Monty Python, nous ont habitués à mieux. Le jeu
et le roman s'appellent
Starship Titanic.
[ Pour prévenir
des déceptions, je tiens à signaler qu'il s'agit de science-fiction et
que le roman ne doit rien à Léonardo di Caprio ni à Céline
Dion. ]
Le plus connu des gags de Douglas Adams est la réponse à
l'ultime question sur la vie, l'univers et le reste. En fait,
il est trop connu et chaque fois que Nicolas rencontre le
nombre 42,
il y a toujours quelqu'un pour rappeler la
signification ésotérique de ce nombre.
Un gag moins connu, mais qui pourtant apparaît beaucoup plus
souvent dans les cinq volumes de la trilogie, c'est celui de
la serviette de bain. Quelques personnes souhaitent instaurer
un Douglas Adams' Day,
à l'occasion duquel tous les
amateurs de Douglas Adams sont invités à se munir d'une serviette
de bain quelles que soient leurs activités ce jour-là.
Les romans de Tolkien se passent-ils sur la Terre ou sur une autre
planète ? La plupart des gens croient (ou préfèrent croire) qu'il
s'agit d'une autre planète, mais en fait, dans l'idée de Tolkien, la
Terre du Milieu, c'est bel et bien notre planète. Constatant que les
cultures gréco-romaine, germanique, nordique et autres disposaient de
leur mythologie, Tolkien a voulu en créer une de toutes pièces pour
les Anglo-Saxons (apparamment, il cataloguait Arthur et Merlin dans la
culture celte, pas dans la culture anglo-saxone et Beowulf ne lui
convenait pas). L'histoire de la Terre se divise en quatre âges,
les trois âges mythologiques que Tolkien nous a racontés dans
ses romans et le quatrième âge, l'âge des humains, que nous sommes
en train de vivre. Dans le Silmarillion, chapitre 3,
Tolkien décrit comment Varda met en place les
étoiles dans le ciel ; dans ce passage, il décrit des constellations
qui correspondent aux nôtres. Par exemple, Wilwarin, la constellation du papillon
n'est autre que notre Cassiopée et la Faucille des Valar est notre Grande Ourse
(également appelée « le Chariot » ou, pour les Anglo-Saxons,
the Big Dipper, la louche). Il n'y a qu'un endroit
dans la galaxie où l'on trouve cette configuration : notre
système solaire. Si de plus, il faut une planète tellurique, tempérée
et dont la révolution dure 365 jours environ...
Quant à la forme des rivages et des chaînes
montagneuses, elle importe peu car il y a eu un certain nombre de réaménagements
tectoniques d'un âge à l'autre. [ C'est Nicolas et Guillaume qui
ont alimenté cette discussion lors de la réunion, mais je me suis permis
d'ajouter quelques détails complémentaires dans le cadre du compte-rendu.
Voir également la
FAQ sur Tolkien ]
Le téléphone portable facilite la vie aux administrateurs
système. Ils n'ont plus besoin de rester sur place à surveiller les machines
pendant les sauvegardes ou les traitements de masse, car à la fin, un
programme leur envoie un compte-rendu par l'intermédiaire d'Internet
et des SMS. Le problème, c'est quand le programme envoyant les SMS
est buggué et devient berserk. Ainsi, l'un des participants a plusieurs
milliers de SMS en attente sur son compte. Il a prévenu (par un autre canal) son opérateur
de téléphone et lui a demandé de débloquer son compte, mais l'opérateur
n'est pas capable de supprimer plusieurs milliers de messages en attente.
Une leçon pour ceux qui ne jurent que par les interfaces purement graphiques et
dédaignent les interfaces scriptables...
Quelqu'un a parlé de « SARS ». Il a fallu un certain temps
aux autres pour comprendre qu'il s'agit de la qr/pneumo(?:path|n)ie/ atypique.
L'équivalent français, « SRAS » est quasiment inconnu
mais je l'ai déjà rencontré. Il signifie
« syndrome respiratoire aigu sévère ».
Les Américains avaient, disaient leurs responsables, des preuves
irréfutables que l'Irak avait des armes de destruction massive.
Il semblerait en fait qu'un scientifique irakien se soit réfugié
aux USA peu de temps avant la guerre. Il a contacté les autorités
américaines pour leur dire que l'Irak n'avait plus d'armes
chimiques depuis 1991. Ses interlocuteurs ont été, paraît-il,
« très déçus ».
Je me souviens avoir lu quelque part que les armes chimiques ne sont pas
une invention récente. Elles datent du jour où la tribu des Ourgs
a entassé du bois à l'entrée de la caverne où séjournait la tribu
des Bleugs, a attendu que le vent souffle dans la bonne direction
et y a mis le feu.